Jolies Frimousses

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Exposition sur l’art du cartonnage des boîtes à poudre de riz de la Belle Epoque aux années 1950.
En parfumerie, l’emballage, interface dans l’acte de consommer, confirme son usage et s’éloigne du produit pour devenir lui-même un objet d’achat.

Description

Entrés dans l’âge de l’industrie au début du XXe siècle, la parfumerie et ses produits dérivés fondent de nouvelles logiques productives. L’emballage, interface dans l’acte de consommer, confirme son usage et s’éloigne du produit pour devenir lui-même un objet d’achat. Une profession - cartonniers et cartonnières, témoins des progrès de la culture technique - exige alors l’innovation et la conquête du marché. Les boîtes à poudre de riz en assurent la visibilité colorée et le succès « car elles le valaient bien », selon le slogan publicitaire détourné qui prouvera, bien des années plus tard, que « la modernité culturelle, sociale, économique a fondé une parole autoritaire sur le beau visage et instauré sa mise en scène ».

A la Belle Epoque, la fabrication des boîtes à poudre de riz s’envole parce que le luxe et la consommation de superfluité sont devenus faciles à usiner et leurs matériaux peu coûteux. Le choix se porte sur le carton décoré par impression grâce à la chromolithographie ou étiqueté. Les corps géométriques sont élémentaires tant ronds que carrés ou rectangulaires. Les époques et les modes se succèdent. Elles épousent les différentes phases qui ont caractérisé l’expression des arts décoratifs, jusqu’aux années 1950 et l’introduction des premières machines à injecter le plastique.

« Produire à bas prix des objets utiles et agréables », « fournir des moyens d’existence à une foule de femmes, de vieillards, d’enfants », « féconder de vastes capitaux » représentent les avantages de l’art du cartonnage, « digne d’intéresser les amis de l’industrie », - heureux temps où l’industrie avait ses laudateurs -, selon M. Lebrun dans son Manuel du cartonnier, du quartier et du fabricant de cartonnage, paru à la librairie encyclopédique de Roret en 1830. Cet art qui occupe tant d’ouvriers et d’ouvrières, en atelier, à domicile, dans la capitale ou en province – environ un millier de personnes à la fin du XIXe siècle à Valréas – s’est développé sans frein et montre, derrière la construction d’une société des apparences, l’âpreté de mécanismes sociaux et de pouvoir engendrés par le travail et le capital.

Ouverture

Du 21/05 au 30/09/2021
Ouverture le mardi, mercredi, jeudi, vendredi et samedi de 10h à 13h et de 14h30 à 18h.
Fermé lundi et dimanche.
Ouvert le premier dimanche du mois.

Tarifs

Adulte : de 3 à 5 €.


Gratuit pour les moins de 18 ans.